Pour répondre « brièvement » à Zorro, je ne reviendrais pas sur l’histoire de Lacour un peu trop mouvementé pour un article dans le blog.
Pour en rester à cette dernière décennie et à des facteurs généraux, un avantage qui faisait de Lacour géographiquement un point de rencontre régional du fait de la situation de St Agrève est devenu un handicap à mesure que montait l’insécurité routière nous mettant loin de tout noctambule normalement constitué.
Voila un élément parmi d’autres.
Lacour marchait sur deux jambes combinant empiriquement spectacles et bar.
Mais la mode à voulu que pas un élu ne se sente beau et intelligent s’il n’avait sa danseuse, salle ou manifestation culturelle, en sorte que le privé (qui n’existe plus guère si ce n’est sous forme d’assos bidons) finance ses concurrents directs.
Mieux que dans l’URSS de Brejnev, l’activité artistique en France est devenue une affaire d’état. C’est dire si elle est promise à un grand avenir.
Donc acte.
J’avais bien essayé de me raccrocher aux SMAC, mais là, on m’a rit au nez. Il y faut quasiment faire de l’intégration, du social et du plein emploi (les chantiers plein emploi, une idée de Boumediene a proposer à Wauquiez) sans oublier de solides accointances avec les élus locaux.
Qui donc parlait de l’URSS ?
Hors subvention point de salut !
Me voila donc avec une jambe de bois.
Quant aux municipalités, après avoir constaté, les choses étant ce qu’elles sont, que la gouvernance était stable et les équipes cooptées de génération en génération, je ne ferais pas de distinction entre elles.
Des subventions ?
La, je ne suis pas sur la bonne planète. Pour St Agrève, la disco c'est caca. Je ne suis d'ailleurs jamais arrivé à avoir le moindre panneau de fléchage pour Lacour et nos dernières causeries avec la mairie étaient devant le tribunal administratif. La mairie n’ayant d'ailleurs rien à foutre de la condamnation, c’est bibi qui paye.
Quand à l’idée de l’anonyme qui propose de vendre Lacour à la commune pour 1 (un) €, il est certainement préférable pour le contribuable et le moral d’y mettre une allumette.
C’est peut-être de la destruction créatrice.
Malheureusement, il n’est pas sur que la commune maîtrise bien le second volet du jeu schumpetérien : voir la grand rue !
Assez fier d’avoir créé quelque chose qui a compté pour certains, tout en étant resté très loin de l’objectif possible, moins fier de finir lamentablement, je ne vais pas me retourner.
Pour conclure provisoirement, en prenant en compte les paramètres généraux, les paramètres locaux et la fatigue que l’on éprouve après s’être fait canarder pendant 30 ans, je dis halte au feu.
Voici les élections, faites les beaux et démerdez vous.
Mais on ne se fait pas de soucis pour nos élus, bon ou mauvais, l’essentiel étant d’être sur la bonne liste au bon moment.
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