jeudi 25 février 2010

De la grippette à la tempinette - Edito du site de Chateau-lacour.com

Notre fameuse grippe a fait pschitt pour le moment.
On ne s’en plaindra pas.
Côté météo, toutes les semaines on nous annonce la cata.
En pointe cela nous a fait 40 cm. De neige et du moins 13° C .
Pas de quoi alimenter une conversation de bistrot.
Finalement, c’est assez confortable de voir Lacour fermé avec cet hiver.
Nous ne sommes plus dans les années 80, on personne n’hésitait à affronter la burle pour aller boire une Jenlain, le gout du risque était encore dans les gènes.
Enfin, c’était un petit risque, celui de sa cailler un peu, ou de se prendre une boule de neige pendant une bonne déconnade.
On l’a remplacé par la peur du gendarme, c’est quand même moins drôle.
Et puis à force de trop regarder la télé, on ose plus sortir.
Alors on regarde tomber la neige.
Mais ça bricole !
C’est pour quand un bon mètre de neige : plus d’électricité, plus de téléphone, plus rien si ce n’est un bon tas de bois et une cave d’honnête homme.
Le calme, le silence, tout s’arrête, c’est beau comme un voyage sur une île déserte.
Peut-être pourrait-on même redevenir un peu intelligent.
Mais faut peut-être pas rêver, voici venir le réchauffement climatique, et il paraît que l’agitation augmente avec la température.

Guy Exbrayat.

3 commentaires:

  1. Trinquons !
    Objectivement, on a plus à perdre qu’à gagner en sortant de chez soi. Excès de vitesse sur la déviation limitée 50 km/h. Tourner à gauche en sortant de l’ex Shopy. Absence de gilet fluo ou de triangle de signalisation. Pneus à l’usure laissée à l’appréciation des gendarmes. Vignette d’assurance pas toujours renouvelée à temps. On a tous besoin de son permis (400.000 automobilistes rouleraient sans !), pour bosser, pour acheter son pain, pour accompagner nos enfants jusque dans la cour de l’école…
    Du coup on s’organise, on rencontre des amis sur le net, on fait ses courses sur le net, on discute sur le blog, il parait que l’on peut même y trouver l’âme sœur !!! Notre village et bien d’autres semblent être sous couvre feu dès 19h. Sans n’avoir jamais eu un gout prononcé pour l’aventure, la seule façon de boire une bière est encore de sortir de chez soi au risque de souffler dans le ballon. En conclusion, pour revitaliser nos villages, pour encourager les échanges et pour lutter contre la déshydratation engendrée par le réchauffement climatique : trinquons.
    FT
    NB : Guy me reconnaitra même si je ne signe pas, pour échapper aux poursuites pour incitation à l’alcoolisme !
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  2. c'est un tres joli commentaire, guy, plein de verites et certainement saupoudre d'amertume...
    c'est helas l'evolution de notre societe ou la convivialite et l'echange cedent le pas au 'confort' et a l'individualisme...
    la peur de tout qui mene a la peur de vivre...la peur du gendarme, la peur de glisser sur une plaque de verglas, la peur du lendemain, la peur de vieillir...mais surtout la peur des autres!
    les codes changent et d'apres moi, pas dans le bon sens...moins de sincerite, de franchise...
    l'expression porter le masque n'a jamais ete autant d'actualite et quand nous le posons c'est pour s'avachir devant un poste de tv ou s'abrutir avec des jeux videos.
    sans oublier de dire un mot sur les portables, le nouvel ami qui sonne intempestivement a toute heure du jour ou de la nuit! le nouvel outil indispensable, le nouveau compagnon que nous portons fierement a la ceinture et qui ne risque pas de nous blesser ou de nous contrarier...
    bref, toujours est il que je partage entierement ton touchant commentaire!
    chris
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  3. tu vois guy, meme ton joli commentaire ne fait plus reagir !!
    je crois qu'on est arrive a un point ou les gens ne regardent meme plus la neige tomber, ils doivent l'ecouter tomber !!!
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