lundi 19 janvier 2009

Equiblues.

Equiblues, Vers la sortie ?

Voir Article Dauphine Libéré

C’est bien connu, les morts sont des gens sympas.
Voilà nos élus qui se préparent à pleurer sur Equiblues.
Souvenons-nous des débuts ou c’était la croix et la bannière pour avoir une petite caution au cas où les choses ne se passeraient pas bien. Il fallait attendre le mois de mai pour avoir une timide réponse. Vous en connaissez des festivals qui programment avec succès un trimestre avant la date ?
Le concept étant original, (ce n’est pas un festival de plus) et le réglage s’étant fait avec le temps et le boulot vint le succès et avec lui la cohorte des laudateurs et soutiens divers.
Le budget de la manifestation est de 335 000 € dont 13 900 € de subventions (soit 4% du budget) (interview du DL). C’est dire que le président met toutes les années sa tête sur le billot. Il n’est pas certain que la trésorerie laborieusement accumulée (s’il y en a ?) permette de passer une bonne galère toujours possible autant qu’imprévisible dans le spectacle.
Par ailleurs nos élus s’agitent et l’office de tourisme n’a jamais été aussi peuplé d’hôtesses.
Les études et rapports se succèdent et s’empilent à la vitesse de la lumière, et avec cent mille € tu n’as plus rien. Le budget de l’ORC est de 187 000 € pour 2008 et 240 000 € pour 2009, et pas moyen d’en trouver trace quand on traverse St Agrève toujours plus sinistre (sinistré ?) si on ne passe pas des heures dans les dossiers.
D’autant que les aides sont copiées sur la prime à la casse : si vous avez les moyens d’acheter une voiture neuve, on vous aide. Si vous êtes dans la merde, restez-y.
Pourtant tout le monde n’est pas dans la misère.

L’epsilonien Raid hivernal du 45° parallèle cité presque à toutes les pages du premier bulletin 2008 de la communauté de commune avait pour sa première édition un budget de 35 000 € pour promener une poignée de Gus-Gus en short équitable, lampe frontale non polluante et casse croute bio, autour du lac de Devesset en jouant aux fléchettes.
A prés de 1000 € le week-end, je veux bien être écolo !
A part l’écologie, les vieux sont un bon plan.
Les boboïssimes "Lectures sous l’Arbre" qui regroupent sur le plateau les pédagos lecteurs de Télérama, à la retraite de préférence, touchent le jackpot pour lire quelques poèmes à l’ombre de la salle des Arts et des Cultures. On ne savait pas que la lecture était une activité si dispendieuse.

Le classique n’est pas mal non plus, cela permet de se retrouver entre gens de bonne compagnie, et d’avoir l’argent qu’il faut pour couvrir 50% de son budget tout en réunissant pour le lancement de la saison les grands carnets de chèques du département qui viennent y faire leur petit discours : voyez comme nous sommes beaux, voyez comme nous sommes généreux.
Arrêtons-nous là !!!

Tout ça pour dire que l’argent n’est pas nécessairement rare avec un créneau ad hoc, et les amis adéquats. Mais le crottin et le rock n’roll, ça tache et c’est compliqué. Dans la cata de la saison estivale de ces dernières années, c’est la seule manifestation qui permet à St Agrève d’exister.
On trouve d’un côté des commerçants bien contents de sauver leur saison estivale et de l’autre un organisateur fatigué de se faire peur pour le seul plaisir du job. Mais dans la gêne il n’y a pas de plaisir… et sans plaisir ?
Et ce pauvre organisateur aurait bien aimé donner une assise plus solide au concept, en ayant une activité étalée sur l’année dans une vraie maison.
Mais voilà, le terrain d’Equiblues est inconstructible sauf un bout récemment loti pour assurer une fin de mois à la commune. Pendant ce temps, un ovni appelé salle des Arts faisait a grande vitesse le tour du patelin pour atterrir en catastrophe en zone industrielle. Aujourd'hui, la future maison de santé a repris le flambeau de l'itinérance et des études.
Avec tout l’argent siphonné pour des études diverses allant de l’urbanisme à la dite salle des Arts, peut-être aurait-on pu étudier son implantation sur ce qui est devenu le lotissement des Pinatous. C’eut été une base arrière efficace pour les activités de loisirs et de musique d’un centre socioculturel bien mal foutu tout en permettant à Equiblues l’accès tant rêvé à une structure en dur.
Pas de retour en arrière pour ce qui est de l’urbanisme, pas de larmes sur les occasions manquées, il faut les garder pour plus tard. Mais en ces temps de crise, il n’est jamais bon d’enfourcher un cheval boiteux sans assistance.
Le plan de relance de Sarko et de Terrasse ce sera probablement des ronds-points et des radars en plus et quelques billets balancés au menu fretin assorti de 5% d’augmentation des impôts pour le département (ça commence)
Une grande partie des festivals estivaux a disparue ces dernières années.Les salles telle le Château Lacour sont quasiment toutes rayées de la carte. Seuls restent les super subventionnés qui finiront par étouffer le peu qui reste.C’est bientôt la Chine des Gardes Rouges : le salut vient du parti.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo Jeanne, la lance est piquante et précise, le verbe plein d'humour... je suis pret à partir en guerre aussi mais contre quoi de précis? le brouillard consensuel est opaque. les volontés n'ont pas mauvais air mais la chute est continue pour le plateau et Saint Agrève est toujours au bord du gouffre .
Robin des bois

Anonyme a dit…

Equiblues, Escape line ? (en référence au texte réprobateur)
 
Les absents ont toujours tort, c'est bien connu.
Soyons responsables : Est-il besoin de « Casser du sucre sur le dos de quelqu'un » pour s'affirmer ? C'est d'autant plus facile quand ce dernier n'est pas là pour se défendre !
Je ne vais m'autoriser d'évoquer que ce que je «connais »; il sera ici question du Raid hivernal local dont je vais me faire l'avocat en qualité de bénévole de la première heure (statut identique pour Equiblues) . J'ai, comme mes semblables, les oreilles qui sifflent . Ce symptôme varie en fonction de la tonie perçue par le sujet acouphénique , mais dans tous les cas ;ce sont très rarement des sons purs. Je ne vais pas épiloguer sur l'origine de ses sons, mais leur diffusion au travers de la table de mixage de Lacour sont assourdissants !
Revenons au sujet :
Comment peut-on mettre  "sur le dos" d'Ecoraid la misère d'Equiblues , c'est à dire de lui faire porter le fardeau d'une responsabilité quelconque, quelle haine ou quel dépit inspire ces propos :

[L’epsilonien Raid hivernal du 45° parallèle cité presque à toutes les pages du premier bulletin 2008 de la communauté de commune avait pour sa première édition un budget de 35 000 € pour promener une poignée de gusgus en short équitable, lampe frontale non polluante et casse croute bio, autour du lac de Devesset en jouant aux fléchettes.
A prés de 1000 € le week-end, je veux bien être écolo !]
 
Je comprend le terme "epsilonien" dans son sens péjoratif : négligeable ! Il faut constater qu'Equiblues l'a été aussi la première année comme une infinité de futures "grandes choses" et pour rester dans le domaine des citations cher à notre vénérable président d'Equiblues , je rapporte les propos de l'anglais le plus souvent cité après Shakespeare :
« Il n’est pas une seule chose, Monsieur, qui soit trop petite pour une créature aussi petite que l’homme. C’est en nous attachant aux petites choses que nous atteignons au grand art, l’art d’avoir le moins de peine et le plus de bonheur possible. Samuel Johnson (1709-1784)
Je rappelle que plusieurs membres d'Equiblues es qualités ont participé à ce démarrage.
Il est bon aussi de prendre en compte qu'il s'agit d'un évènement hivernal, qui ne peut pas s'accompagner d'une manne touristique mais il est porté sur une volonté de proposer des animations gratuites afin d’impliquer la population locale .

Dès lors, je présente ce que coûte à  la communauté le raid "45°Nord" labellisé "EcoRaid" , c'est sans rapport avec les chiffres rapportés et colportés !
Alors... Voici la transparence qui doit nous différencier, voire distinguer :

Première année (2007) :
 
Budget de 28629,83 € excédant de 126,94€
 
Dépenses
25 % pour l’animation (intervention auprès des scolaires, conférence, expositions, parcours environnement, parcours C.O., tir à la sarbacane)
14 % pour les prestataires du raid (tracé des parcours, protection civile, atelier corde, tir à la sarbacane)
32 % pour la communication dont 40 % pour la communication des animations (Charte graphique, réalisation site internet, affiches/flyers, réalisation banderoles,  film, encart publicitaire)
8 % pour l’intendance (repas et ravitaillement)
4 % pour la valorisation des bénévoles (polaires, bonnets)
12 % pour les frais techniques (impression carte, achat petit matériel..)
5 % pour les frais de logistique (téléphone, frais postaux, assurance, location salle…) et lots des coureurs (chaque coureur repars avec des produits bio du coin !!)

Recettes :
13.5 % de recette propre (droit d’inscription, ventes diverses)
28 % de sponsors
17.5 % Communauté de Commune du Haut-Vivarais
21 % Ardèche verte (subvention d’investissement)
14 % Direction Départementale Jeunesse et Sport (dont 37.5 % de subvention d’investissement)
3.2 % de stocks
2.8 % du Conseil Général

Édition 2008

Budget de 12519,68 € déficit de 333,59€

Dépenses :
32 % pour l’animation (conférence, expositions, parcours environnement, parcours C.O., tir à la sarbacane)
25 % pour les prestataires du raid (tracé des parcours, protection civile, atelier corde, tir à la sarbacane)
15 % pour la communication dont 50 % pour la communication des animations (site internet, affiches/flyers, film, encart publicitaire)
11 % pour l’intendance (repas et ravitaillement)
6 % pour la valorisation des bénévoles (polaires, bonnets)
6 % pour les frais techniques (impression carte, achat petit matériel..)
5 % pour les frais de logistique (téléphone, frais postaux, assurance…) et lots des coureurs (chaque coureur repart avec des produits bio du coin !!)
 
Recettes :
30 % de recette propre (droit d’inscription, ventes diverses)
25 % de sponsors
16 % Communauté de Commune du Haut-Vivarais
13 % Direction Départementale Jeunesse et Sport
10 % de stocks
6 % du Conseil Général

 
Philippe Vigouroux
co-rédacteur de la charte écologique "EcoRaid" (4e trimestre 2008)

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